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Historique
Le
Théâtre
de
la
Fraternité,
créé
en
Février
1975,
par
le
Pr.
Jean
Pierre
Guingané,
alors
enseignant
au
Lycée
municipal
de
Ouagadougou,
est
la
doyenne
des
troupes
privées
de
Théâtre
du
Burkina
Faso.
La
troupe
s’est
fixée
comme
objectifs
de:
- rechercher
des
formes
de
théâtralité
dans
les
rites
et
coutumes
traditionnels
en
vue
de
leur
exploitation
pour
un
théâtre
moderne,
authentiquement
africain
- être
un
atelier
de
formation
et
de
pratique
théâtrales
pour
tous
ceux
qui
le
souhaiteraient
- amener,
à
travers
ses
spectacles,
le
public
à
réfléchir
aux
problèmes
(sociaux,
économiques,
culturels
et
politiques)
de
notre
société
en
vue
de
l’aider
dans
la
recherche
des
solutions
les
plus
appropriées.
Le
Théâtre
de
la
Fraternité
a
essayé
de
respecter
la
ligne
qu’il
s’était
fixée
au
départ.
Aujourd’hui
ses
spectacles
sont
profondément
enracinés
dans
le
terroir
culturel
du
Burkina
Faso
et
de
l’Afrique
tout
en
restant
des
spectacles
appréciés
sur
les
scènes
internationales
(
Paris,
Oslo,
Genève,
Zürich,
Abidjan,
Kinshasa,
etc.)
Le
Théâtre
de
la
Fraternité,
en
raison
de
l’absence
de
structures
de
formation
artistique
dans
le
pays,
a
fait
office
d’école.
Plus
de
200
personnes
sont
passées
par
cette
troupe
et
beaucoup
d’entre
elles
sont
aujourd’hui
des
artistes
de
renommée
internationale,
parfois
installée
à
l’extérieur
du
pays
:
Zerbo
Prosper,
Etienne
Minoungou
et
Alexis
Guiengané
en
France,
Issaka
Sawadogo,
Désiré
Yaméogo,
en
Norvège
et
en
Suède,
pour
ne
citer
que
ceux-là.
Le
Théâtre
de
la
Fraternité
a
assumé,
pendant
les
presque
trois
décennies
de
son
existence,
sa
mission
d’animateur
socio
culturel.
A
travers
le
théâtre
d’intervention
sociale
(Théâtre-débats)
la
troupe
a
sillonné
les
quarante
cinq
provinces
du
pays
pour
inviter
et
inciter
les
populations
à
réfléchir
à
des
problèmes
graves
comme
celui
des
droits
de
l’enfant
(Papa
oublie
moi
…)
et
de
la
femme
(Trois
sœurs
dans
la
souffrance)
;
la
protection
contre
le
Sida
(Candidats
à
la
mort),
la
lutte
contre
les
coutumes
rétrogrades
(La
Grossesse
de
Koudbi)
;
la
protection
des
handicapés
physiques
(Sauvons
Nonglom)
;
etc.
Le
Théâtre
de
la
Fraternité
a
contribué
aussi
à
la
sensibilisation
à
la
démocratie
de
toute
la
population
(Le
Bonheur
dans
l’urne)
ou
des
femmes
dont
l’accès
aux
responsabilités
politiques
est
très
réduit
(Femmes,
prenons
notre
place).
Le
Théâtre
de
la
Fraternité
a
enfin
conquis,
de
haute
lutte,
les
scènes
européennes.
Malgré
les
moyens
de
travail
très
modestes,
la
troupe
a
acquis
une
grande
notoriété
extérieure.
Le
Festival
International
des
Francophonies
du
Limousin
(France),
le
Théâtre
National
d’Oslo
et
le
Festival
d’Ibsen
(Norvège),
le
Mondial
de
Monaco,
le
Nevmaih
Theater
de
Zürich,
les
Francophonies
pour
la
jeunesse
de
Mantes
La
Jolie,
etc.
ont
reçu,
parfois
à
plusieurs
reprises,
le
Théâtre
de
la
Fraternité
avec
des
spectacles
fabuleux
comme
Hamlet
de
Shakespeare,
Pyr
Gynt
d’Ibsen,
La
visite
de
la
vieille
dame
de
Dürrenmatt,
La
Parenthèse
de
sang
de
Sony
Labou
Tansi,
mais
aussi
Le
Fou,
La
Savane
en
Transe,
Le
Petit
Pagne,
La
Danseuse
de
l’eau,
Le
Baobab
merveilleux
toutes
de
Jean
Pierre
Guingané. |
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