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L’historique montre que
l’expérience
de l’Ecole de Théâtre
de l’Unedo a été
plus que positive. En 1998,
le formateur belge, Philippe
Laurent, en mission d’enseignement
et d’évaluation
a jugé les conditions
de travail dans cette école
plus favorables que celles
que lui même avait à
l’Institut des Arts
de Dakar.
Les difficultés qui
sont celles de l’Ecole
de Théâtre de
l’Unedo sont de plusieurs
ordres. En voici les trois
(03) principales.
- En 1996, la 3ème
promotion s’est
installée à
l’Espace Culturel
Gambidi (ECG). Bien que
ce soit à la demande
du directeur du CCF de
l’époque,
la structure a perdu,
en se déplaçant
du CCF à l’ECG,
le soutien de la Coopération
Française.
- Les élèves,
malgré leur détermination,
n’arrivaient pas
à remplir les conditions
d’assiduité
au cours. Ils devaient
pour pouvoir assurer leur
propre subsistance, mener
de front plusieurs activités
et souvent au détriment
de la formation artistique.
- L’Espace Culturel
Gambidi n’avait
pas suffisamment de ressources
pour s’implanter
et en même temps,
continuer à assurer
aux enseignants de l’école,
leurs salaires.
Nous avons dû décider,
en 2000, d’arrêter
les recrutements alors que
de nombreux candidats dont
certains des pays voisins
avaient déjà
déposé leurs
dossiers d’admission.
Nous pensions qu’il
fallait trouver une formule
qui aiderait à trouver
une solution à l’assiduité
des élèves et
qui favoriserait l’ouverture
aux élèves des
pays voisins.
La formule qui nous semble
appropriée est la transformation
de l’Ecole en un Centre
de Formation et de recherche
en Arts Vivants (CFRAV).
Le CFRAV
est l’héritier
direct de l’Ecole.
La
formation à l’école,
était celle de comédiens
africains, c’est à
dire qu’elle intégrait
la danse, la musique et l’art
dramatique. Ainsi tout élève
de 1ère année
choisissait de s’inscrire
en atelier danse ou musique
mais en seconde année
il était obligé
de suivre les cours du second
atelier qu’il avait
délaissé.
Le CFRAV poursuivra dans ce
sens en améliorant
la formule pour permettre
d’obtenir des artistes
polyvalents en théâtre,
musique et danse. Le CFRAV
offrira des cours en danse
et musique traditionnelles
et modernes.
Le CFRAV
pousse l’expérience
de l’Ecole plus loin
en ajoutant le volet de la
recherche.
Il s’agit
d’éviter que
les cours et les ateliers
ne deviennent de la routine.
Il faudrait, pour cela que
les enseignants et les élèves,
s’engagent dans la voie
de la recherche de formes
originales. Ils auront à
leur disposition, non seulement
une bibliothèque en
Arts Vivants mais un service
de connexion Internet qui
les ouvrira aux artistes du
monde entier.
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Bref historique
de l’Ecole de Théâtre
de l’Unedo
1990
Monsieur Guy MAURETTE,
nouveau directeur du CCF de
Ouagadougou et Jean Pierre
GUINGANE décident de
la création d’une
structure de formation qui
appartiendra aux artistes
nationaux. C’est l’Ecole
de Théâtre de
l’Union des Ensembles
Dramatiques de Ouagadougou
(UNEDO), la structure regroupant
toutes les troupes (Théâtre
et danse) de la capitale.
Objectif
Assurer la formation
des artistes pour relever
le niveau des prestations.
Effectif
Vingt (20) jeunes artistes
des troupes en activité
dans le pays.
Durée
de la formation
Deux (02) ans.
Principe
pédagogique
Cours régulier (en
soirée) ponctués
d’ateliers de formation
intensive (2 à 3 semaines).
Résultats
Quatre (04) promotions de
comédiens dont la plupart
des artistes professionnels
du théâtre burkinabé
d’aujourd’hui
: Etienne Minoungou, Salia
Sanou (le chorégraphe)
Eric Zongo, Ange Bambara,
etc.
Financement
Coopération Française,
Centre Culturel Français
Georges Méliès,
Afrique en Création,
Espace Culturel Gambidi. |