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BURKINA
FASO
Introduction
Le projet Culture de Quartier
a effectivement démarré
à Dassasgho en janvier
1998. Depuis lors, plusieurs
projets ont été
mis en œuvre et exécutés
à la satisfaction de
tous.
Il s’agit des projets
suivants :
1. La troupe
dodo
L e dodo est une pratique culturelle
qui comporte un chœur
constitué de musiciens
et de chanteurs, des danseurs
masqués et d’un
ballet d’animaux où
les acteurs sont déguisés
en animaux.
Grâce à l’appui
de l’Association Culture
de Quartier, cette troupe
qui était tombée
en léthargie et qui,
pourtant, vers le milieu des
années 80 avait fait
l’honneur du quartier,
est ressuscitée. L’appui
de Culture de Quartier a permis
de changer les costumes et
les masques en partie. La
résurrection de la
troupe qui s’est classée
3ème au Grand Prix
du Maire de la ville de Ouagadougou
en 1998 a aussi marqué
la naissance de l’association
pour les habitants.
2. L’Alphabétisation
des femmes /expand
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Ce projet qui a connu une forte
adhésion (200 femmes
inscrites ) a été
l’un de ceux qui ont
coûté le plus
cher à l’association.
Il a fallu acheter les manuels,
équiper les classes
offertes gratuitement par
la mairie, électrifier
les classes parce que nos
enseignements ont lieu la
nuit et assurer des indemnités
pour carburant aux enseignants.
Cependant, ce projet nous donne
entière satisfaction
si nous en jugeons par son
impact et les résultats
concrets obtenus. L’alphabétisation
n’était qu’une
étape. Les vingt meilleures
élèves ont rédigé
un ouvrage intitulé
"Paroles des femmes
de Dassasgho". L’objectif
étant d’aboutir
à l’écriture
de cet ouvrage par ces femmes,
nous ne pouvions pas nous
contenter de n’avoir
que les ambitions d’un
centre d’alphabétisation.
3. L’exposition
artisanale
Prévue pour se dérouler
en 1998, elle a finalement
été réalisée
du 2 au 4 avril 1999 sur le
budget de 1998 qui se décompose
ainsi qu’il suit : 300
000 F CFA de prêt aux
femmes du quartier(remboursable
à la clôture
de l’exposition) et
200 000 F CFA pour les frais
généraux d’organisation
et les prix aux femmes méritantes.
C’est en 1999 qu’a
été réalisé
la partie échange.
Deux femmes du quartier se
sont rendues à Genève
avec un lot de produits artisanaux
pour une exposition - vente.
Cet échange qui devait
renforcer les relations entre
les quartiers de Dassasgho
de Jonction et de Saint-Jean,
a connu de nombreuses difficultés
dues, nous semble-t-il, à
des visions divergentes des
choses. Pour les Genevois,
l’exposition devait
n’être que culturelle
et pour les Ouagalais, dont
les références
en la matière sont
le Salon International de
L’artisanat de Ouagadougou,
SIAO et L’exposition
qu’ils avaient eux-mêmes
organisée à
Ouagadougou, une exposition
doit rapporter, sinon personne
n’y consacrerait ni
son temps ni ses ressources.
4. Théâtre
et Marionnettes
L’appui de l’Association
a permis aux habitants du
quartier de s’acheter
des costumes de théâtre
et de matières pour
la fabrication de marionnettes.
Marionnettes
En février 1999, un
atelier de deux semaines a
été organisé
avec l’encadrement d’un
professionnel venu du Togo.
Aujourd’hui, la troupe
de marionnettes des jeunes
du quartier donne en langue
locale des représentations
qui mobilisent le quartier.
Théâtre
Un des spectacles les plus
populaires a porté
sur le regard que portaient
les populations sur le projet
Culture de Quartier. Et les
représentations ont
permis de mieux faire connaître
notre association et de ridiculiser
ceux qui en avaient une conception
erronée.
Le projet théâtre
a aussi fait l’objet
d’un échange
entre les encadreurs de Genève
et de Ouagadougou
5. Le journal des
écoliers
Le soleil de Dassasgho,
la revue des écoles
est sous presse. Elle paraît
quatre fois par an. Son comité
de rédaction est composé
de douze membres dont deux
adultes(un journaliste et
un enseignant). Les autres
membres sont les élèves,
auteurs d’articles à
raison de deux par école
participantes.
6. Le film sur
les personnes âgées
Le volet
hommes
Ce sont les plus âgés
du quartier, détenteurs
aussi du pouvoir religieux
traditionnel qui racontent
non seulement leur propre
expérience, mais aussi
les histoires, légendes
et mythes fondateurs qu’ils
ont appris de leurs parents.
Le volet
femmes
Elles racontent le
quartier mais en mettant l’accent
sur la manière dont
elles sont arrivées
dans le quartier, le s traditions
et les coutumes relatives
aux femmes du temps de leur
jeunesse, les problèmes
de leur intégration
au village Dassasgho d’autrefois,
etc.
Les difficultés de ce
projet venaient du fait que
la caméra impressionne
les personnes âgées
et qu’il a fallu prendre
le temps de les habituer à
cet outil. Le film a été
finalisé en 2000. C’est
"Sahelis " qui en
a assuré la réalisation.
Le but visé par ce film
est :
- de reconstituer la mémoire
collective du quartier.
- d’inciter les personnes
âgées à
la reprise d’une
vie intellectuelle (se
souvenir, avec précision,
pour des gens de leur
âge, qui ne savent
pas écrire, peut
être un exercice
édifiant).
- D’inciter les personnes
âgées à
se retrouver et à
travailler en collaboration.
7. L’atelier
Photo
En mars 2001, un atelier photo
a été organisé
par la photographe française
Mélody Seiwert en faveur
de douze jeunes participants
du quartier Dassasgho. Cet
atelier a connu une grande
participation des habitants
du quartier et a donné
une profession à des
personnes qui n’en avaient
pas.
Conclusion
Nous sommes satisfaits de l’évolution
de nos projets sur le terrain.
Aujourd’hui, il n’y
a pas une couche de la population
du quartier qui d’une
manière ou d’une
autre n’ait été
impliquée dans la Culture
de Quartier. Les femmes semblent
avoir découvert leur
propre existence et leur force
potentielle. Les jeunes adhèrent
de plus en plus à l’Association
et bénéficient
de la Radio et du Cybercafé
Gambidi comme outils d’échanges
et de communications.
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